dimanche 21 décembre 2008

L' écrit vain
Il y'a de ces écrits qui bouleverse des vies, ma raison est pour chasser l'ennui. Je suis l'ennemi de la page banche et pourtant j'en ai peur. Alors me voilà réduit au clavier. Je me clavarde tout simplement. Je ne suis point écrivain. C'est plus simple de cette facon. Je m'évite la critique. On juge souvent les personnes qui parlent seules donc je, mes cris. Je me discute à voix plus que basse. A la vue de l'éléphant, je m'exclame baryton. Toi, au moins, tu me réponds et je souris la peur m'envahit la bête la vue. Et je continue puisque ça nous tient vivants. Je joue le jeu, je ries, je ne. J'urine puisque ça tue l'envie.

Je commence un nouveau paragraphe, je m'éloigne de tout ça. Je me mets en marge puis j'émerge. Certains diront que j'écris puisque j'ai envie. Je m'ouvre à cette possibilité comme boire trop de café, j'ai dilaté.

Je me relis et je trouve ça bon. S'il t'arrive de penser la même chose, dis-toi que je ne suis point écrivain, je badigeonne tout simplement. C'est ça qui donne le goût.


Extraction d'une folie subtile mais immense

Ce message est en quelque sorte une réalisation. Par ce geste, je me proclame aujourd'hui vivant. Je pourrai tout au long de la journée me dire que j'ai fait quelque chose. Une progression devenir, accomplir. Se devenir en tant qu'entité est beaucoup plus demandant que le faire en couple. C'est pour cette raison qui je me noie de mes rencontres. Gens paire mon air. Pour qui je puis écrire, qui devrait lire. Des questions qui sont relativement importantes puisque je publie publiquement. Je veut être vu. Je veux que les gens sachent que j'ai fait quelque chose aujourd'hui. Ils seront fiers de moi et de cette fierté je pourrai alors ressentir une mince consolation de ce que je pourrais accomplir. Je me verrai à ma juste valeur, par celle du juste, juxtaposer. Et puis je continuerais, me définir infinitivement. Un jour même je me conjuguerer. Oui, je le voeux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire